Le Défi - Essai, 1965


Extraits, (sélectionnés par Gabriel Matzneff)


Gabriel Matzneff est un caractère qui s'impose par son style. Qu'il nous parle de l'amitié ou du soleil, de Venise ou de l'unité, de l'auto-stop ou de l'Europe, l'auteur du Défi se révèle être un véritable écrivain : vrai dans la mesure où sa langue est vraiment la sienne et où son écriture est sans tâche. (...) Il semblait, depuis Gide et Camus, que seuls les athées de ce siècle savaient encore aimer les nourritures terrestres et nous les faire aimer. Il nous faut Gabriel Matzneff, orthodoxe, pour réapprendre que l'Evangile de la résurrection ne s'oppose pas au "carpe diem" du poète latin, mais au contraire le justifie. (...) Nous aimerions qu'il y ait sur la terre beaucoup de Gabriel Matzneff ; il semble pourtant unique en son genre. "Ecrivain d'avenir", a-t-on écrit de lui fort justement, mais nous préférons pour notre part qu'il soit déjà un écrivain du présent, et c'est pour cela que nous vous invitons à le lire.

par le Pasteur Laurent Gagnebin, La Nation, Lausanne


M. Matzneff est un des rares jeunes écrivains de la nouvelle génération qui fasse confiance à l'âme

par Philippe Sénart, Combat


Un cosaque est arrivé à Paris et abreuve son cheval à la fontaine de la place de la Concorde. Il se nomme Gabriel Matzneff. L'irruption du jeune écrivain français d'origine et de tempérament slaves, est certainement l'événement le plus retentissant de la saison littéraire parisienne.

par Vittorio Abrami, Giornale del Mattino, Florence


Ce premier livre ne semble pas d'un jeune homme sage.

par Villy de Spens, Nouvelle Revue Française


Il faut lire le Défi pour avoir le sens du panache, découvrir le sel de la vie et savoir sourire aux instants les plus tragiques.

par F. d'Orcival, Les Cahiers Universitaires


Voilà le portrait d'un coeur et d'un esprit vraiment jeunes (ce qui est déjà rare) et vraiment libres (ce qui est rarissime).

par Jean-Louis Bory, Lui


Fin, intelligent, lettré, érudit, léger, maniant la français avec une grâce naturelle, ce jeune russe séduit et exaspère à la fois.

par Michel Georis, Le courrier d'Anvers


Célèbre avant d'avoir écrit son premier livre, ce journaliste parisien est certainement l'un des plus brillants et des plus énervants chroniqueurs de ce temps. (...) Que sera ce jeune auteur quelque peu anarchiste, un tantinet nihiliste et agressivement humoriste dans cette génération littéraire : un nouveau Drieu ? un nouveau Saint Simon ? un nouveau Cocteau ? Il n'a pas encore choisi son destin mais il tiendra une place de premier plan, c'est certain.

par Jean-Pierre Faucher, Juvénal


Le Défi fait briller tout ce qu'on peut imaginer d'indépendance et d'impertinence, d'hostilité au ton du jour et cependant de complaisance possible, de primesaut et cependant d'un sens évident de la profondeur et de la hauteur, car Matzneff est aussi à l'aise dans les grands sujets que dans les sujets amusants d'actualité.

par Henri de Montherlant, Déclaration à la radio


Il y a là de la vivacité et du mordant, de l'insolence et de la désinvolture.

par Jacques Brenner, Aux Ecoutes


Je ne sache pas qu'une langue si ferme et si dépourvue d'artifice soit chez nos jeunes gens de lettre monnaie courante.

par Claude Schmitt, Les Nouvelles Littéraires


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